Se défaire des habitudes quotidiennes du corps, c’est se donner la chance d’un autre rapport à la pensée.

Se défaire des habitudes quotidiennes du corps, c’est se donner la chance d’un autre rapport à la pensée.

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Variations sauvages
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L’habitude de l’usine sera peut-être devenue drogue : chaque jour dans cette mélasse, absorber une dose d’hébétude. Il aura peine à se défaire de cet abrutissement providentiel, de cette sensation quotidienne d’un corps tellement courbatu que chaque soir la pensée s’endort dans une terrible sérénité.
Plus d’un homme instruit en est à ignorer que le seul moyen de changer d’idée est de changer d’action. Tous les passionnés exorcisent d’abord les pensées par des pensées, et bien vainement. L’ancien exorcisme, par le geste, était le plus sage.
Tristesse du réveil. Il s’agit de redescendre, de s’humilier. L’homme retrouve sa défaite : le quotidien.
Si tu veux que l’humanité progresse, jette bas toute idée préconçue. La pensée ainsi frappée s’éveille et devient créatrice. Sinon, elle se fixe dans une répétition mécanique qu’elle confond avec sa vraie activité.
Il faut que la pensée voyage et contemple, si l’on veut que le corps soit bien.
L’esprit n’accueille une idée qu’en lui donnant un corps. De là les comparaisons.
Et si en aurons encore le repos de l’esprit plus assuré, ces choses là nous estans presentes, si nous nous les figurons en notre pensée absentes.
Le moi, après avoir pris connaissance de la réalité, choisit le moyen à prendre pour s’y adapter.
On a déjà pensé à tout ; le problème est d’y penser de nouveau.
Choisis toujours le chemin qui semble le meilleur même s’il paraît plus difficile : l’habitude le rendra bientôt agréable.

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