Les Charbonnel, qui n’avaient jamais compté sur l’héritage, devenus brusquement héritiers par la mort d’un frère du défunt, crièrent alors à la captation.
Romancier, 1840-1902Les Charbonnel, qui n’avaient jamais compté sur l’héritage, devenus brusquement héritiers par la mort d’un frère du défunt, crièrent alors à la captation.
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Source vérifiée
Son Excellence Eugène Rougon (1876), chapitre 2
… Un de leurs petits-cousins, un sieur Chevassu, avoué à Faverolles, le chef-lieu d’un département voisin, était mort en laissant une fortune de cinq cent mille francs aux sœurs de la Sainte-Famille.Les Charbonnel, qui n’avaient jamais compté sur l’héritage, devenus brusquement héritiers par la mort d’un frère du défunt, crièrent alors à la captation; et comme la communauté demandait au Conseil d’État d’être autorisée à accepter le legs, ils quittèrent leur vieille demeure de Plassans, ils accoururent à Paris se loger rue Jacob, hôtel du Périgord, pour suivre leur affaire de près. Et l’affaire traînait depuis six mois.
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La mort n’est pas la fin, il reste le litige sur l’héritage.
Notre succession comble presque toujours le vide que fait notre mort dans le cœur de nos héritiers.
Quels misérables nous serions, si nous n’étions pas fiers de nos ancêtres.
Poser un caillou sur une tombe, c’est déclarer à celui où celle qui y repose que l’on s’inscrit dans son héritage, que l’on se place dans l’enchaînement des générations qui prolongent son histoire.
Il y a des hommes qui mènent un tel deuil dans le cœur de la perte de la jeunesse, que leur amabilité n’y survit pas.
Les hommes oublient plutôt la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
Pour qu’un héritage soit réellement grand, il faut que la main du défunt ne se voie pas.
Ils étaient passé sans transition de l’enfance à l’épuisement et à la préparation à la mort, sans avoir le droit aux quelques années d’oubli du monde et de la réalité que les autres appellent la jeunesse.
Ton père était un panier percé. C’était un de ces enfants aristocratiques qui s’étaient intégrés en France, mais qui avaient toujours peur d’être considérés comme des « métèques », des étrangers indésirables, au fond, seulement acceptés dans la mesure où ils avaient – et dépensaient – de l’argent.
J’ai vu mes parents faire des sacrifices, la honte les envahir, les autres changeaient d’comportement, ils n’avaient rien à dire.

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