Les hommes oublient plutôt la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
1469-1527Les hommes oublient plutôt la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
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Source vérifiée
Le Prince (suivi d'extraits des) Œuvres politiques ; (et d'un choix des) Lettres familières
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La mort d’un homme est d’avantage l’affaire des survivants que la sienne.
Si le bon Dieu a mis une mémoire dans l’âme des hommes, c’est autant pour oublier que pour se souvenir.
La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des vivants.
L’espoir d’un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le cœur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.
Pour qu’un héritage soit réellement grand, il faut que la main du défunt ne se voie pas.
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
Il y a des hommes qui mènent un tel deuil dans le cœur de la perte de la jeunesse, que leur amabilité n’y survit pas.
Il y a d’étranges pères, et dont toute la vie ne semble occupée qu’à préparer à leurs enfants des raisons de se consoler de leur mort.
Un père disparu dont le corps n’a pas été retrouvé met longtemps à mourir.

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