Jeunesse, jeunesse ! Souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses, avoir une opinion et l’exprimer publiquement, c’est que tes pères ont donné de leur intelligence et de leur sang. Tu n’es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c’est que de se réveiller chaque matin avec la botte d’un maître sur la poitrine, tu ne t’es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. Remercie tes pères et ne commets pas le crime d’acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l’intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout.
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- Protéger la jeunesse contre l’attraction du monde extérieur, mobiliser les cadres autour des valeurs soviétiques, c’est cela la tâche de l’intelligentsia. Si les écrivains, dont le prestige est grand en URSS, se détournent des ces tâches, s’affichent comme des représentants des modes ou des idées occidentales, c’est l’ensemble des convictions soviétiques qui en sera affaibli.
- Cette minute entre l’enfance et la jeunesse est la pire.
- La jeunesse trouve la révolte en elle-même, quand elle ne la trouve pas près d’elle.
- Si les vers ont été l’abus de ma jeunesse, - Les vers seront aussi l’appui de ma vieillesse : - S’ils furent ma folie, ils seront ma raison.
- Et la jeunesse ? C’est sentir la folie du monde adulte et la refuser. C’est croire aux vertus de la parole, au profond désir de paix.
- La jeunesse est un temps pendant lequel les conventions sont, et doivent être, mal comprises : ou aveuglement combattues, ou aveuglement obéies.
- J’ai vu mes parents faire des sacrifices, la honte les envahir, les autres changeaient d’comportement, ils n’avaient rien à dire.
- On dit que la jeunesse ne croit plus à rien. Quelle tristesse... Et si un jour le Père Noël ne croyait plus aux enfants !
- Jeunes gens, confiez-vous à ces méthodes sûres, puissantes, dont nous ne connaissons encore que les premiers secrets. Et tous, quelle que soit votre carrière, ne vous laissez pas atteindre par le scepticisme dénigrant et stérile, ne vous laissez pas décourager par les tristesses de certaines heures qui passent sur une nation. Vivez dans la paix sereine des laboratoires et des bibliothèques. Dites-vous d’abord : qu’ai-je fait pour mon instruction ? Puis, à mesure que vous avancerez : qu’ai-je fait pour mon pays ? Jusqu’au moment où vous aurez peut-être cet immense bonheur de penser que vous avez contribué en quelque chose au progrès et au bien de l’humanité. Mais que les efforts soient plus ou moins favorisés par la vie, il faut, quand on approche du grand but, être en droit de se dire : « J’ai fait ce que j’ai pu ».
- Une trop grande liberté, un fais ce que tu veux commode, met la jeunesse dans l’impossibilité de désobéir, alors que rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles.
- Il y a des hommes qui mènent un tel deuil dans le cœur de la perte de la jeunesse, que leur amabilité n’y survit pas.
- C’est l’ignorance, et non la connaissance, qui transforme des enfants en combattants. C’est l’ignorance, et non la connaissance, qui conduit certains à préconiser la tyrannie au lieu de la démocratie.
- C’est à l’âge adulte qu’un adolescent qui méprisait ses parents les retrouvent tels qu’en lui-même.
- La jeunesse, quelle chose merveilleuse, quel crime de la laisser gaspiller par les enfants !
- Dans l’âge mûr, on s’entend mieux à se garder contre le malheur, dans la jeunesse à le supporter.