L’art perfectionne, je le veux bien, mais il perfectionne à sa manière, en contentant l’esprit, et non en prêchant, en s’adressant à la raison.
Romancier, 1840-1902L’art perfectionne, je le veux bien, mais il perfectionne à sa manière, en contentant l’esprit, et non en prêchant, en s’adressant à la raison.
Romancier, 1840-1902Partager sur
Source vérifiée
Mes haines (1866), Proudhon et Courbet
… Elle serait banale entre les mains de tout autre, mais Proudhon ne rit pas lorsqu’il s’agit du perfectionnement physique et moral de notre espèce. Il se sert de sa définition pour nier le passé et pour rêver un avenir terrible.L’art perfectionne, je le veux bien, mais il perfectionne à sa manière, en contentant l’esprit, et non en prêchant, en s’adressant à la raison.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
L’art mène à Dieu, car il tend vers la perfection. Il y a, dit-on, un ciel de gloire pour les artistes malheureux.
Peut-être l’art n’est-il que la volonté quotidienne de se tenir serré contre l’impossible perfection.
La beauté de l’art, c’est de n’être pas susceptible de perfectionnement.
L’art ne veut pas la représentation d’une chose belle mais la belle représentation d’une chose.
Il y a en effet quelque chose dans la conception selon laquelle le beau serait le but de l’art. Et le beau est justement ce qui rend heureux.
L’œuvre d’art, quand elle est vraiment belle, est quelque chose de complet et d’achevé.
Dans les ouvrages de l’art c’est le travail et l’achèvement que l’on considère, au lieu que dans les ouvrages de la nature, c’est le sublime et le prodigieux.
Le but même de l’art étant d’immortaliser l’éphémère.
L’art ne vaut à mes yeux que s’il est la projection d’une morale. Le reste est décoratif.
L’art n’a de valeur – ne l’oublions pas – que dans la mesure où il nous parle.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.