Les plaisirs de la jeunesse reproduits par la mémoire sont des ruines vues au flambeau.
Écrivain, 1768-1848Les plaisirs de la jeunesse reproduits par la mémoire sont des ruines vues au flambeau.
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Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre IX
Qui n’a éprouvé les sentiments et les regrets exprimés ici avec toute la douceur de la muse? qui ne s’est attendri au souvenir des jeux, des études, des amours de ses premières années? Mais peut-on leur rendre la vie?Les plaisirs de la jeunesse reproduits par la mémoire sont des ruines vues au flambeau.
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En vieillissant, on cherche sa propre jeunesse et on éprouve des joies stupides à partir de petits souvenirs.
La jeunesse fulmine, la vieillesse chemine.
Une folie a cueilli la beauté de l’enfance, la joie de la jeunesse.
Mon adolescence d’abord, puis ma jeunesse ont pris à marcher des plaisirs dont je n’ai qu’à chercher, dans ma mémoire, l’image fraîche encore, pour me sentir de nouveau jeune et prêt à partir.
Le temps de la jeunesse est celui des folies.
Votre jeunesse s’en ira, votre beauté avec elle, et vous découvrirez tout à coup qu’il faudra faire votre deuil des triomphes, ou bien vous contenter de triomphes médiocres, rendus plus amers que des défaites par le souvenir glorieux du passé.
Croire la jeunesse heureuse est l’illusion de ceux qui l’ont perdue.
Les jours se sont enfuis, d’un vol mystérieux,
Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille
Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.
Jusqu’à l’adolescence, la mémoire est tournée vers l’avenir plus que vers le passé, et les souvenirs que j’avais gardés de ce village n’étaient pas encore idéalisés par la nostalgie.
Les souvenirs réinventent la vie, ils sont une autre forme de l’oubli.

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