Une folie a cueilli la beauté de l’enfance, la joie de la jeunesse.
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De même que le bon sens traverse quelquefois la jeunesse, la folie traverse quelquefois la raison.
D’où vient le charme des enfants, sinon de moi (la folie), qui leur épargne la raison, et, du même coup, le souci ?
Votre jeunesse s’en ira, votre beauté avec elle, et vous découvrirez tout à coup qu’il faudra faire votre deuil des triomphes, ou bien vous contenter de triomphes médiocres, rendus plus amers que des défaites par le souvenir glorieux du passé.
Alors il s’assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse.
La jeunesse, quelle chose merveilleuse, quel crime de la laisser gaspiller par les enfants !
L’enfance : Cette heureuse et brève période de l’existence où l’on a tout juste assez de conscience pour savourer la joie d’être et d’inconscience pour ignorer les difficultés de la vie.
Puisse l’enfance ne servir qu’à l’ornement de la vie et ne pas être immolée à des chimères !
C’est le propre de la jeunesse de comparer la brise à un tourbillon.
Une extraordinaire enfance semblait sourdre sur ses traits de toutes les meurtrissures creusées par la fatigue et l’insomnie, et un sentiment exalté de victoire m’envahit soudain ; ce visage que j’emportais dans mon songe vivait comme il n’avait jamais vécu.
Croire la jeunesse heureuse est l’illusion de ceux qui l’ont perdue.

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