Qu’on ne dise pas de ce vieux peuple : « Il n’a même plus la force de vomir. ».
Poète, 1885-1970Qu’on ne dise pas de ce vieux peuple : « Il n’a même plus la force de vomir. ».
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Tu connais les vieux – plus aucune pudeur de l’estomac, tu as envie de vomir rien qu’à les voir se goinfrer. Les vétérans de la drogue sont tout pareils.
Un jeune homme qui est incapable de commettre une folie est déjà un vieil homme.
Prenons garde que la vieillesse ne nous attache plus de rides à l’esprit qu’au visage.
Heureux qui jusqu’en son vieil âge ignore le goût du malheur !
Le vrai mal de la vieillesse n’est pas l’affaiblissement du corps, c’est l’indifférence de l’âme.
Un jeune homme qui n’a pas pleuré est un sauvage et un vieillard qui ne rit pas est un insensé.
Mon Dieu ! Que la vieillesse est donc un meuble inconfortable !
Le pire dans la vieillesse, ce n’est pas la diminution physique, c’est le dégoût de l’humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ? Rebelles à vingt ans, poupons geignards à soixante ans.
La vieillesse vit sous le signe moins : on est de moins en moins intelligent, de moins en moins bête.
Dans un monde où la vieillesse est une tare, on ne touche pas à la jeunesse.

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