Heureux qui jusqu’en son vieil âge ignore le goût du malheur !
Dramaturge, 495-406Heureux qui jusqu’en son vieil âge ignore le goût du malheur !
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Ne pas vieillir le faire croire seul souci du sourire.
Prenons garde que la vieillesse ne nous attache plus de rides à l’esprit qu’au visage.
Il est un âge où l’on finit par pardonner aux belles les dédains qu’elles nous montrent. Les jeunes gens admirent et désirent tout à-la-fois ; plus tard ils se bornent à admirer.
Riez du mépris et des éloges de l’insensé : regardez sa vie entière comme un opprobre.
Beaucoup par un long âge ont appris comme vous que le malheur succède au bonheur le plus doux.
Le bonheur supprime la vieillesse.
Faux pas de jeunesse peut bien se pardonner !
En vieillissant, on prend conscience de l’impermanence des choses.
C’est merveilleux la vieillesse… Dommage que ça finisse si mal.
Mais non ; je ne veux point d’une félicité que peut flétrir la clairvoyance. Il faut savoir retrouver le bonheur par delà. Acceptation ; confiance ; sérénité ; vertus de vieillard. L’âge de la lutte avec l’ange est passé.

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