Beaucoup par un long âge ont appris comme vous que le malheur succède au bonheur le plus doux.
Écrivain, 1606-1684Beaucoup par un long âge ont appris comme vous que le malheur succède au bonheur le plus doux.
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Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 3 (1640), acte V
… l’effet vertueux de votre expérience.Beaucoup par un long âge ont appris comme vous Que le malheur succède au bonheur le plus doux: Peu savent comme vous s’appliquer ce remède, Et dans leur intérêt toute leur vertu cède. 1465Si vous pouvez trouver dans ma compassion Quelque soulagement pour votre affliction, Ainsi que votre mal sachez qu’elle est extrême, Et que je vous en plains autant que je vous aime.
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C’est quand on est à l’apogée du malheur que l’on apprécie le plus le bonheur.
La vie est ainsi disposée ; ce qui fait le bonheur de l’un fait nécessairement le malheur de l’autre.
Il n’y a qu’une sorte de bonheur, mais le malheur prend mille formes différentes.
Du moment que le bonheur, c’est de vivre, on doit le trouver aussi bien dans la douleur que dans le plaisir et parfois jusque dans l’ennui.
C’est une espèce de bonheur, de connaître jusqu’à quel point on doit être malheureux.
Il est difficile de ne pas se croire supérieur, lorsqu’on souffre davantage, et la vue des gens heureux donne la nausée du bonheur.
Le bonheur parfait n’est pas sur la terre ; mais le plus grand des malheurs et celui qu’on peut toujours éviter, est d’être malheureux par sa faute.
Ah ! Comme on s’accoutume au bonheur ; hélas ! On ne le connaît bien que lorsqu’on l’a perdu.
C’est en résistant au malheur qu’on a une chance de gagner le bonheur.
Qu’il est laid le bonheur qu’on veut, qu’il est beau le malheur qu’on a.

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