L’adversaire peut à la fois avoir tort de parier que Dieu n’est pas, et mettre dans le mille lorsqu’il découvre et dénonce les raisons basses que nous avons de croire en Dieu.
Poète, 1885-1970L’adversaire peut à la fois avoir tort de parier que Dieu n’est pas, et mettre dans le mille lorsqu’il découvre et dénonce les raisons basses que nous avons de croire en Dieu.
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Source vérifiée
la pierre d'achoppement
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Parce qu’un homme a tort de ne pas croire en Dieu, avons-nous raison de l’injurier ? On n’a recours aux invectives que quand on manque de preuves.
Ceux qui ne croient pas à Dieu font preuve d’une crédulité qui n’a rien à envier à celle qu’ils reprochent aux croyants.
Plus de Dieu l’on dispute, et moins l’on en fait croire.
Si croire en Dieu peut comporter certaines obscurités, nier Dieu comporte une absurdité.
Un croyant qui a perdu la foi, la grâce, pourrait à juste titre accuser Dieu de trahison.
Les prévisions, les prévoyances, les providences de Dieu
Par nous peuvent ne pas tomber juste,
Par la faute de l’homme pécheur.
Les conseils de Dieu par nous peuvent manquer.
La sagesse de Dieu par nous peut défaillir.
Attends pour nier Dieu qu’on ait bien prouvé qu’il n’existe pas !
Le grand acte de foi, c’est lorsque l’homme décide qu’il n’est pas Dieu.
Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C’est en affirmant à la fois qu’il existe et qu’il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu.
Nos convictions semblent à l’opposé l’une de l’autre, probablement l’un est-il moins à gauche qu’il ne le fait croire et l’autre moins à droite qu’il ne le laisse paraître.

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