Il avait vu assez d’épaves des guerres civiles de Chine et de Sibérie pour savoir quelle négation du monde appelle l’humiliation intense; seuls, le sang opiniâtrement versé, la drogue et la névrose nourrissent de telles solitudes.
Image : Il avait vu assez d’épaves des...

Citations similaires à "Il avait vu assez d’épaves des..." :
- Fruit sec des concours, il regrettait Paris, et c’était la conscience de sa vie manquée qui lui donnait un air morose.
- Mon père avait vu venir la guerre sans illusion. C’est à lui également que l’on doit, dans la Grande Encyclopédie, les notices sur les fléaux qui ont désolé l’humanité et sur les dates fatidiques, sur l’an mil, la peste, les Huns.
- Une guerre non officiellement déclarée, non reconnue par les gouvernements et jamais racontée par les journalistes produit une peur non admise, qui se niche sous la peau.
- Le bombardement chimique qui se poursuivait dans ses veines, via la petite boîte magique, c’était son petit Hiroshima personnel. On n’aurait pas cru, à la voir, mais il y avait une guerre en elle. Et la guerre, ça dévaste.
- Les tirs de barrage, le ronflement des avions, le sourd éclatement des bombes, lui martelaient le crâne.
- Incapable de s’ajuster à la vie contemporaine qui le pénétrait de dégoût, il résidait au fond de son propre coeur, tel que, dans son antre, un dragon d’avant le déluge, inconsolable et hagard de la destruction de son espèce.
- Plus il se rapprochait des nuages éternels, plus il percevait le mugissement furieux qui s’y déchaînait : une puissance menaçante y faisait rage, prête à réduire en lambeaux quiconque oserait s’aventurer dans son territoire.
- Quel endroit sinistre ! Songea-t-il. Une prison sans murs, une condamnation à la vie répétée en boucle. Personne n’était heureux, personne n’était quoi que ce soit les gens existaient, point final. C’était d’un ennui incroyable.
- Sous le silence prodigieux du couvent, il est comme un malade qui, la nuit, à l’heure où les bruits de la rue se sont tus, perçoit les battements de son coeur.
- La terreur qu’il répandait était telle, que non seulement les gens du pays ne lui parlaient pas, mais qu’ils évitaient de parler de lui. On disait seulement : «Il a été en justice. ».
- L’homme survit aux tremblements de terre, aux épidémies, aux horreurs de la guerre, et à toutes les souffrances de l’âme, mais la tragédie qui l’a toujours torturé et le tourmentera toujours est la tragédie de la chambre à coucher.
- Il leur portoit envie, de ce qu’ilz avoient la guerre à des ennemis qui leur cousteroient si peu à desfaire.
- Le champ de bataille ne fait que révéler à l’homme sa folie et son désespoir, et la victoire n’est jamais que l’illusion des philosophes et des sots.
- J’ai toujours été heurté par la parole des politiques, celle des promesses non tenues. Et le silence intérieur de ceux qui, pour n’avoir pas osé se prononcer, ont encouragé des massacres.
- Ces derniers jours, l’ampleur de dévastation, de colère, de tristesse que j’ai ressenties a été pour le moins accablante. Regarder mon peuple se faire assassiner et lyncher jour après jour a poussé mon coeur dans ses retranchements (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).