Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà ?
Philosophe, 1533-1592 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà ?
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Source vérifiée
Essais (1595), livre II, chapitre 12
Le texte original diffère de quelques mots.
… Je ne puis pas avoir le jugement si flexible. Quelle bonté est-ce que je voyois hyer en credit, et demain plus, et que le trajet d’une riviere faict crime?Quelle verité que ces montaignes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au delà?Mais ils sont plaisans quand, pour donner quelque certitude aux loix, ils disent qu’il y en a aucunes fermes, perpetuelles et immuables, qu’ils nomment naturelles, qui sont empreintes en l’humain genre par la condition de leur propre essence. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Les grands caractères, comme les hautes montagnes, ne sont appréciables qu’à certaine distance.
De quelque côté que tu regardes, elle te semble différente, pourtant c’est la même montagne. Il en est ainsi de tout ce qui a été créé : ce sont les nombreuses faces du même Dieu.
Les grands hommes sont semblables aux montagnes dont le sommet est presque toujours environné de vapeur ; mais la vapeur vient de la vallée et non de la montagne.
Quand brebis secouent leur cloche, pluie en montagne est proche.
C’est l’esprit même de la Nature, cette puissance épouvantable de dévastation et d’engloutissement : – et ce qu’on voit, tout cela n’est-il pas, déjà, un butin pris au ciel, la ruine immense des magnificences passées, les reliefs d’un repas effroyable ?
Pourquoi nous disputer la montagne ou la plaine ? Notre tente est légère, un vent va l’enlever ; La table où nous rompons le pain est encor pleine, que la mort, par nos noms, nous dit de nous lever !
Entre les rivages des océans et le sommet de la plus haute montagne est tracée une route secrète que vous devez absolument parcourir avant de ne faire qu’un avec les fils de la Terre.
Un hurlement surgi des profondeurs résonne entre les parois rocheuses, dévale la montagne et s’évanouit dans le noir. C’est un cri de douleur primitive, plein de défi, et plein de mépris pour toutes les adversité du monde.
Dans nos montagnes, le métier de berger se perd. L’élevage n’est plus à l’alpage.
Toutes les voitures paraissent déplacées dans un paysage de montagne, sauf celle qui vous a permis de monter jusque-là.

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