Pourquoi nous disputer la montagne ou la plaine ? Notre tente est légère, un vent va l’enlever ; La table où nous rompons le pain est encor pleine, que la mort, par nos noms, nous dit de nous lever !
Poète, 1790-1869Pourquoi nous disputer la montagne ou la plaine ? Notre tente est légère, un vent va l’enlever ; La table où nous rompons le pain est encor pleine, que la mort, par nos noms, nous dit de nous lever !
Poète, 1790-1869Partager sur
Source vérifiée
La Marseillaise de la paix (1841)
… Roule libre et béni! Ce Dieu qui fond la voûte Où la main d’un enfant pourrait te contenir, Ne grossit pas ainsi ta merveilleuse goutte Pour diviser ses fils, mais pour les réunir!Pourquoi nous disputer la montagne ou la plaine? Notre tente est légère, un vent va l’enlever: La table où nous rompons le pain est encor pleine, Que la mort par nos noms nous dit de nous lever!
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Pitié pour la graine que le vent a jetée sur les pierres calcinées et qui meurt dans les tourments en serrant contre son cœur un message inentendu ! Pitié pour la semence qui vient de tomber sur une terre grasse et qui n’en a pas fini avec ce monde incohérent !
Ah ! le toit de chaume aspire au repos ! Elle aspire au repos, la minime flamme dansante sur l’étang morne ! Il aspire au repos, l’esprit vigilant qui se débat dans la chair des hommes depuis le commencement du monde.
Mon corps est un champ de bataille, un désordre oublié dans ta présence. Mon tout-petit je t’étreins dans une larme. Ta naissance est une montagne, un gouffre.
Chère amie, ce matin le lac a votre peau, et la montagne votre chair. L’absence ajoute comme un poumon à nos tendresses. La cigogne ressemble, en repliant une aile, à votre bras lorsqu’il étouffe un peu d’azur…
Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort Se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort.
Aussitôt fait que dit ; le fidèle émoucheur Vous empoigne un pavé, le lance avec roideur, casse la tête à l’homme en écrasant la mouche, et non moins bon archer que mauvais raisonneur : Roide mort étendu sur la place il le couche.
On devrait pouvoir se laisser bercer, abandonné comme une algue devant la marée, mais on est toujours emmené au large.
J’ai compris pourquoi nous faisons pleurer les violons. Nous sommes un peuple du soleil et si nous sommes venus jusque dans les brumes, c’est seulement pour chercher refuge et nourriture.
La mort est à la fois plus grande qu’une montagne et plus petite qu’un cheveu.
Arracher une montagne avec la pointe d’une aiguille est plus facile que d’arracher du cœur la vilenie de l’orgueil.

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