Mon petit Nicolas, fils unique de l’amour. Le sacrifice célébré sur la neige. Dans l’anse de Kamouraska gelée comme un champ sec et poudreux. L’amour meurtrier. L’amour infâme. L’amour funeste. Amour. Amour. Unique vie de ce monde.
1916-2000Mon petit Nicolas, fils unique de l’amour. Le sacrifice célébré sur la neige. Dans l’anse de Kamouraska gelée comme un champ sec et poudreux. L’amour meurtrier. L’amour infâme. L’amour funeste. Amour. Amour. Unique vie de ce monde.
1916-2000Partager sur
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Kamouraska Roman
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D’un hiver plein de rigueurs C’est toi qui fonds la glace ; Si l’amour a des froideurs, Que ton retour les chasse : Joli mois de Mai, rends-nous, rends-nous le cœur gai.
Phèdre :
Qu’est-ce donc qu’on appelle aimer chez les mortels ?
La Nourrice :
O mon enfant, c’est la plus grande douceur, c’est aussi la plus grande douleur.
Quel sublime enfantillage que l’amour !
J’ai le cœur si plein d’amour, de joie et de douceur Que la glace me paraît fleur et la neige verdure.
C’est le don d’aimer, mon enfant, qui te fait aimer. On peut résister à tout, hors à la bienveillance.
L’amour d’une famille, le centre autour duquel tout gravite et tout brille.
L’amour comme un vertige, comme un sacrifice et comme le dernier mot sur tout.
La blancheur de l’âme des jeunes filles, qui se compose de froideur et de gaîté, ressemble à la neige. Elle fond à l’amour qui est son soleil.
Ne renonce jamais à aimer, malgré les épreuves et l’aridité du cœur. L’amour est la grande force qui soutient l’univers ; sans lui, le monde vivrait un hiver éternel.
Vivre une belle histoire et quand c’est une histoire d’amour, ça vous force à croire qu’il y a encore de l’espérance dans cette sale vie, ça fait aimer les enfants et le sol et la proue des barges et le travail.

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