- Plus encore que la vie - La mort nous tient souvent par des liens subtils.
- Si l’Eglise condamne la magie et la sorcellerie, c’est qu’elles militent contre les intentions de Dieu, qu’elles suppriment le travail du temps.
- L’être le plus prostitué, c’est l’être par excellence, c’est Dieu, puisqu’il est l’ami suprême pour chaque individu, puisqu’il est le réservoir commun, inépuisable, de l’amour.
- L’amour, c’est le goût de la prostitution. Il n’est même pas de plaisir noble qui ne puisse être ramené à la prostitution. Dans un spectacle, dans un bal, chacun jouit de tous.
- Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris; J’unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes; Je hais le mouvement qui déplace les lignes Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
- Est-il vrai que parfois le triste coeur d’Agathe Dise : «Loin des remords, des crimes, des douleurs, emporte-moi, wagon, enlève-moi frégate ? ».
- Sous le fardeau de ta paresse Ta tête d’enfant Se balance avec la mollesse D’un jeune éléphant, et ton corps se penche et s’allonge Comme un fin vaisseau Qui roule bord sur bord et plonge Ses vergues dans l’eau.
- Le charme inattendu d’un bijou rose et noir.
- Le plaisir nous use. Le travail nous fortifie.
- Il est malheureusement bien vrai que, sans le loisir et l’argent, l’amour ne peut être qu’une orgie de roturier ou l’accomplissement d’un devoir conjugal.
- L’homme boit la lumière avec l’atmosphère. Ainsi le peuple a raison de dire que l’air de la nuit est malsain pour le travail.
- Amis de la science et de la volupté, - Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres.
- Que c’est un dur métier que d’être belle femme, et que c’est le travail banal De la danseuse folle et froide qui se pâme Dans son sourire machinal.
- Les voluptés de l’entrepreneur tiennent à la fois de l’ange et du propriétaire. Charité et férocité. Elles sont même indépendantes du sexe, de la beauté et du genre animal.
- Congédier la passion et la raison, c’est tuer la littérature.
- Quand, les deux yeux fermés, en un chaud soir d’automne, - Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, - Je vois se dérouler des rivages heureux - Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.
- La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison, et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles.
- Mollement balancés sur l’aile Du tourbillon intelligent, dans un délire parallèle, ma soeur, côte à côte nageant, nous fuirons sans repos ni trêves Vers le paradis de mes rêves !
- Vois se pencher les défuntes Années, - Sur les balcons du ciel, en robes surannées; - Surgir du fond des eaux le - Regret souriant.
- Le navire roulait sous un ciel sans nuages, - Comme un ange enivré de soleil radieux.
- Le bonheur est venu habiter chez moi, et je ne l’ai pas reconnu.
- On n’est jamais excusable d’être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu’on l’est. Et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise.
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