On n’est jamais excusable d’être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu’on l’est. Et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons On n’est jamais excusable d’être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu’on l’est. Et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Petits Poèmes en prose (Le Spleen de Paris) (1869), Texte entier
… Je lui aurais presque pardonné le désir de la criminelle jouissance dont je le supposais tout à l’heure capable; j’aurais trouvé curieux, singulier, qu’il s’amusât à compromettre les pauvres; mais je ne lui pardonnerai jamais l’ineptie de son calcul.On n’est jamais excusable d’être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu’on l’est; et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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La méchanceté ne consiste pas à faire le mal mais à mal faire.
Dans ta vie tu rencontreras beaucoup de cons. S’ils te blessent, dis-toi que c’est la bêtise qui les pousse à te faire du mal. Ca t’évitera de répondre à leur méchanceté. Car il n’y a rien de pire au monde que l’amertume et la vengeance.
Si elle est négligente ou emportée, que va devenir à sa merci un pauvre malheureux qui ne peut ni se défendre ni se plaindre ? Jamais en quoi que ce puisse être les méchants ne sont bons à rien de bon.
Le mal est un art à ne pas mettre entre toutes les mains. Trop d’amateurs encombrent la carrière…
La méchanceté est de tous les esprits le plus facile. Rien n’est si aisé que d’apercevoir un ridicule ou un vice et de s’en moquer : il faut des qualités supérieures pour comprendre le génie et la vertu.
Il faut faire comme les autres » : maxime suspecte, qui signifie presque toujours : « il faut mal faire » dès qu’on l’étend au delà de ces choses purement extérieures, qui n’ont point de suite, qui dépendent de l’usage, de la mode ou des bienséances.
Que la folie d’autrui soit ta sagesse.
À force d’être juste, on est souvent coupable.
Gouverner, ce n’est pas recueillir, pour y trouver profit, la peur qui nous fait perdre raison, la haine qui nous rend incapables. Gouverner, ce n’est pas nous flatter ni nous ressembler quand nous devenons médiocres.
On devient moral dès qu’on est malheureux.

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