La méchanceté ne consiste pas à faire le mal mais à mal faire.
Source : L’Existence malheureuse (1957)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La méchanceté ne consiste pas à faire le mal mais à mal faire.
Source : L’Existence malheureuse (1957)
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On n’est jamais excusable d’être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu’on l’est. Et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise.
La tendresse, c’est seulement de la cruauté qui se repose.
Si elle est négligente ou emportée, que va devenir à sa merci un pauvre malheureux qui ne peut ni se défendre ni se plaindre ? Jamais en quoi que ce puisse être les méchants ne sont bons à rien de bon.
Le pouvoir de faire le bien est aussi le pouvoir de faire du mal.
L’indignation morale ne lutte pas contre le mal au sens concret du terme. La légalité seule permet de sanctionner, c’est pourquoi je prétends que le plus sage, si l’on veut réduire les maux terrestres, consiste, comme le disait Kant, à favoriser un progrès de la légalité : la moralité suivra et non le contraire.
Relève de la morale ce qui blesse la pudeur.
Si la vertu ne suffit pas à assurer le bonheur, la méchanceté suffit à rendre malheureux.
La pitié ne consiste pas à n’être pas cruel et épargner aux gens la vengeance ou la punition. Elle est une chose positive, à part entière, comme l’est le soleil : certains le voient, d’autres non.
L’injustice n’est pas un mal en elle-même, mais elle l’est dans la crainte liée au soupçon qu’elle ne puisse rester inaperçue de ceux qui sont chargés de punir de tels actes.
Ce qui ne peut s’enseigner que par des coups et au prix de la violence ne portera que de mauvais fruits.

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