Plus encore que la vie
La mort nous tient souvent par des liens subtils.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Plus encore que la vie
La mort nous tient souvent par des liens subtils.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Les Fleurs du mal (1857), Texte entier
Taisez-vous, ignorante! âme toujours ravie! Bouche au rire enfantin!Plus encor que la Vie, La Mort nous tient souvent par des liens subtils.Laissez, laissez mon cœur s’enivrer d’un mensonge, Plonger dans vos beaux yeux comme dans un beau songe, Et sommeiller longtemps à l’ombre de vos cils!
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La vie s’exprime par des parenthèses. La mort par un point.
La mort n’a peut être pas plus de secrets à nous révéler que la vie ?
En général, la mort fait que l’on devient plus attentif à la vie.
La mort, c’est juste un peu de vie qui bascule, tout-à-coup.
La mortification lui rend la mort familière ; le détachement des plaisirs le désaccoutume du corps, il n’a point de peine à s’en séparer ; il a déjà depuis fort longtemps, ou dénoué ou rompu les liens les plus délicats qui nous y attachent.
Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie ; l’une nous ennuie, l’autre nous effraye.
On ne peut communiquer même avec la mort… C’est le plus difficile mais peut-être est-ce le sens de la vie…
Existe-t-il pensée plus consolante que de savoir les proches défunts à vos côtés ? La mort perd en gravité et en fatalité. Et l’existence gagne en valeur et en sens. Il n’y a ni un avant ni un après, mais un tout.
La mort est le compagnon fidèle de l’alpiniste. On y pense sans cesse, on la côtoie, il faut s’y habituer.
La mort fait partie de la vie. Moi, je suis un voyant, qui dialogue souvent avec les morts. Je suis, à la fois, dans la vie et la mort.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.