La mort n’a peut être pas plus de secrets à nous révéler que la vie ?
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons La mort n’a peut être pas plus de secrets à nous révéler que la vie ?
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Source vérifiée
Correspondance de Gustave Flaubert (1870), lettre 1107 à George Sand
On se paye de mots dans cette question de l’immortalité, car la question est de savoir si le moi persiste. L’affirmative me paraît une outrecuidance de notre orgueil, une protestation de notre faiblesse contre l’ordre éternel.La mort n’a peut-être pas plus de secrets à nous révéler que la vie.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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La mort ne révèle point les secrets de la vie.
S’il y a la moindre vie après la mort, nous le saurons bien assez tôt. S’il n’y en a pas, nous n’existerons plus pour nous plaindre et dire qu’on nous a menti.
La mort, ce secret qui appartiendra à tout le monde.
La mort est la face de la vie qui est détournée de nous, qui n’est pas éclairée de nous.
Plus encore que la vie
La mort nous tient souvent par des liens subtils.
La mort ne donne la clé de rien. Des clés, on n’en trouve que dans la vie.
La mort est le voile que les vivants appellent la vie…
On ne peut communiquer même avec la mort… C’est le plus difficile mais peut-être est-ce le sens de la vie…
On ne communiquait pas mieux dans la mort qu’on ne l’avait fait dans la vie.
Nous ne comprenons ce qu’est la mort qu’en nous rappelant soudain la figure de quelqu’un qui n’aura été rien pour nous.

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