L’amour, c’est le goût de la prostitution. Il n’est même pas de plaisir noble qui ne puisse être ramené à la prostitution.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons L’amour, c’est le goût de la prostitution. Il n’est même pas de plaisir noble qui ne puisse être ramené à la prostitution.
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Source vérifiée
Fusées (1980)
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Tout mariage sans amour est la prostitution consacrée.
Tout est femme dans ce qu’on aime ; l’empire de l’amour ne reconnaît d’autres bornes que celles du plaisir !
Faire l’amour est un plaisir, un appétit, un besoin, un amusement, et non pas un devoir.
L’amour n’est qu’une convention fortuite, plus ou moins durable, et dans laquelle le passé surtout garde tous ses droits.
Aimer n’est pas, ne peut pas être, le seul objectif d’une vie. Elle est bien prête à croire que ce n’est qu’une sorte de vanité déguisée.
Une femme qui ne cache pas son plaisir pendant l’amour, c’est peut-être ce qu’on appelle « un corps franc ».
Ne rien aimer, ce n’est pas vivre ; n’aimer que faiblement, c’est languir plutôt que vivre. Toutes les plus folles passions qui transportent les hommes ne sont que le vrai amour déplacé, qui s’est égaré loin de son centre.
L’amour est un rusé, et avec lui il n’y a sainte qui tienne.
Il faut étaler au théâtre la passion de l’amour dans toute sa force, ou ne pas la traiter.
L’amour est le premier plaisir, la plus douce et la plus flatteuse de toutes les illusions : puisque ce sentiment est si nécessaire au bonheur des humains, il ne faut pas le bannir de la société.

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