Toute littérature dérive du péché.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Toute littérature dérive du péché.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Lettres, 1841-1866, portrait en héliogravure
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Le péché est la place béante de Dieu.
Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse.
La gravité du péché dépend de l’insondable malice du cœur, et les êtres finis ne peuvent la connaître sans l’aide de la révélation.
On peut dire tout le mal qu’on veut d’une vie dans le péché, elle est pourtant propice à la culture générale.
L’envie est de tous les péchés le plus difficile à avouer, et le plus répandu.
Le péché vaut encore mieux que l’hypocrisie.
Bonheur excessif et mélancolie excessive parachèvent un même péché, l’oubli du tombeau.
Le péché c’est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l’aide divine. C’est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l’on peut accéder au salut par soi-même.
Voici l’Agneau de Dieu qui va enlever le péché du monde.
La seule chose terrible au monde est l’ennui. C’est le seul péché pour lequel il n’existe pas de pardon…

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