La puissante lumière de l’été s’empare, pour de tels jeux, du moindre objet, l’exhume, le glorifie ou le dissout.
Écrivaine, 1873-1954La puissante lumière de l’été s’empare, pour de tels jeux, du moindre objet, l’exhume, le glorifie ou le dissout.
Écrivaine, 1873-1954Partager sur
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La Naissance du jour (1928), chapitre 6
Le texte original diffère de quelques mots.
Elle fit un geste quelconque de la main, saisit un livre qu’elle ouvrit. La page blanche s’alluma sous le rayon qui fendait l’ombre, et jeta son reflet au plafond comme un miroir.La puissante lumière de l’été s’empare, pour de tels jeux, du moindre objet, l’exhume, le glorifie ou le dissout.Le soleil de midi noircit les géraniums rouges et précipite verticalement sur nous une cendre triste. Il arrive qu’à midi les courtes ombres, que résorbent les murs et le pied des arbres, soient le seul azur pur du paysage… J’attendais, patiente, qu’Hélène Clément partît. …
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L’automne épuisé, plus même réchauffé par le soleil rare, perd une à une ses dernières couleurs. L’extrême ardeur de ses feuillages, si enflammés que toute l’après-midi et la matinée elle-même donnaient la glorieuse illusion du couchant, s’est éteinte.
L’été, une légère brise nous apporte bien plus que de la fraîcheur. Elle nous apporte la vie.
Ces soirs bleus de septembre où la lumière mourante de l’été a la douceur des paupières, quand le soleil s’est couché.
Longtemps ce fut l’été. Une étoile immobile Dominait les soleils tournants. L’été de nuit Portait l’été de jour dans ses mains de lumière Et nous nous parlions bas, en feuillage de nuit.
Lumière profuse ; splendeur. L’été s’impose et contraint toute âme au bonheur.
Le soleil est moins éclatant, lorsqu’il reparaît après des jours d’orage, que la vertu qui triomphe d’une longue et envieuse persécution.
La clémence est autant agréable aux hommes qu’une pluie qui vient sur le soir, ou dans l’automne, tempérer la chaleur du jour, ou celle d’une saison plus brûlante, et humecter la terre que l’ardeur du soleil a desséchée.
Le crépuscule est un breuvage qui enivre et endort la terre et le ciel.
La vie est comme un arc-en-ciel : il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.
Il y a dans le regard du désordre cette hirondelle de menthe et de genêt qui fond pour toujours renaître dans le raz-de-marée de ta lumière.

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