Lumière profuse ; splendeur. L’été s’impose et contraint toute âme au bonheur.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Lumière profuse ; splendeur. L’été s’impose et contraint toute âme au bonheur.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Journal / 1939-1949, Souvenirs : avec un index des noms et des oeuvres cités
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Le soleil est bon, la pluie est bonne, tout bruit est musique. Voir, entendre, flairer, goûter, toucher, ce n’est qu’une suite de bonheurs. Même les peines, même les douleurs, même la fatigue, tout cela a une saveur de vie.
Chez les jeunes gens, l’amour est le plus beau des sentiments, il fait fleurir la vie dans l’âme, il épanouit par sa puissance solaire les plus belles inspirations et leurs grandes pensées : les prémices en toute chose ont une délicieuse saveur.
La joie est un pouvoir. Cultivez la !
Le bonheur, c’est de passer une bonne heure.
Le plaisir est le bonheur des fous. Le bonheur est le plaisir des sages.
Le bonheur est fait de petites choses : un rayon de soleil, un coin d’ombre, un quignon de pain, un verre d’eau pure.
Tout ce qui élargit l’esprit et le cœur est le bonheur.
La sagesse fait le bonheur de tous.
À ceux qui ne connaissent pas le bonheur, la nature dans ces moments généreux leur en apporte avec les odeurs des bois et les cris des oiseaux, avec les chants du feuillage et toutes ces choses où palpite l’enfance.
Comme l’eau ne va pas sans le feu, la sagesse ne va pas sans l’amour. Sagesse illimitée et amour universel sont un dans l’harmonie cosmique.

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