Longtemps ce fut l’été. Une étoile immobile Dominait les soleils tournants. L’été de nuit Portait l’été de jour dans ses mains de lumière Et nous nous parlions bas, en feuillage de nuit.
Poète, 1923-2016Longtemps ce fut l’été. Une étoile immobile Dominait les soleils tournants. L’été de nuit Portait l’été de jour dans ses mains de lumière Et nous nous parlions bas, en feuillage de nuit.
Poète, 1923-2016Partager sur
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Poèmes
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Ces soirs bleus de septembre où la lumière mourante de l’été a la douceur des paupières, quand le soleil s’est couché.
Ce n’est que quand il fait nuit que les étoiles brillent.
Les nuages au couchant font faire arrosoir au soleil.
La nuit trompe le soleil, le jour elle trompe la lune.
Dans le ciel fuit la lune D’or, les nuages noirs couvrent les étoiles qui se cachent. La nuit n’a pas de feu.
Si à midi le roi te dit qu’il fait nuit, contemple les étoiles.
On dit que la lumière du soleil va très vite, en attendant elle met toute la nuit avant d’arriver.
Le jour est éblouissant, la nuit appartient aux rêves et seuls les crépuscules sont clairvoyants pour les hommes. L’aube pour l’avenir, le couchant pour le passé.
La puissante lumière de l’été s’empare, pour de tels jeux, du moindre objet, l’exhume, le glorifie ou le dissout.
Le crépuscule est un breuvage qui enivre et endort la terre et le ciel.

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