La tyrannie a bien des esclaves, mais l’amour reste un affranchi.

Source : Pensées sauvages (1909)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La tyrannie a bien des esclaves, mais l’amour reste un affranchi.

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Il y a telles positions malheureuses où l’on ne peut conserver sa liberté qu’aux dépens de celle d’autrui, et où le Citoyen ne peut être parfaitement libre que l’esclave ne soit extrêmement esclave.
L’esclave qui aime sa vie d’esclave a-t-il une vie d’esclave ?
La nécessité, telle est la raison que l’on invoque pour toute atteinte à la liberté humaine. C’est l’argument des tyrans ; c’est le credo des esclaves.
La rancune montait en leur âme. Ah ! Ce n’était pas l’amour, seule raison valable d’un esclavage passager, mais l’aventure avec tous ses obstacles de chair et l’odieuse hostilité de la matière.
La liberté est un rêve d’esclaves.
La suprême ironie de l’amour n’est-elle pas de croire qu’il y a toujours un vainqueur et un vaincu, alors que l’amour se joue bien des amants et en fait ses esclaves.
L’homme né pour la liberté, sentant qu’on cherche à l’asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
Dans les faits l’idée de Dieu aide à tenir le peuple en esclavage.
La liberté, c’est de pouvoir choisir celui dont on sera l’esclave.
Sois maître de qui ne t’aime pas et esclave de qui t’aime.

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