L’esclave qui aime sa vie d’esclave a-t-il une vie d’esclave ?
Écrivain, 1905-1987L’esclave qui aime sa vie d’esclave a-t-il une vie d’esclave ?
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L’art d’être esclave est de gouverner son maître.
La liberté est un rêve d’esclaves.
Il y a telles positions malheureuses où l’on ne peut conserver sa liberté qu’aux dépens de celle d’autrui, et où le Citoyen ne peut être parfaitement libre que l’esclave ne soit extrêmement esclave.
L’homme né pour la liberté, sentant qu’on cherche à l’asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
La tyrannie a bien des esclaves, mais l’amour reste un affranchi.
La liberté, c’est de pouvoir choisir celui dont on sera l’esclave.
Fuyez le pays où un homme seul détient tout le pouvoir : C’est une nation d’esclaves.
Tout métier qui ne fait pas oublier le travail est un esclavage.
L’esclavage est l’état d’un homme qui, par la force ou des conventions, a perdu la propriété de sa personne, et dont un maître peut disposer comme de sa chose.
Le droit de le faire esclave ne vient donc pas du droit de le tuer : C’est donc un échange inique de lui faire acheter au prix de sa liberté sa vie sur laquelle on n’a aucun droit.

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