La culture est parfois folie, ou inclut la folie. Peut-être que c’est l’absence d’amour qui m’a incitée au voyage. Peut-être que c’est un amour excessif et débordant. Peut-être que c’est la folie.
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- J’ajouterai que l’utopie est aussi un motif romanesque intéressant, quand on veut conjuguer le décryptage du monde et celui de l’intimité. Parce qu’après tout l’amour et l’amitié sont aussi des utopies.
- Pendant vingt-deux ans, je n’ai cessé de répéter que les gens tombent dans telle ou telle folie, qu’ils se plaignent de ceci ou de cela, parce que leurs corps sont raides, qu’ils sont incapables de donner l’amour et d’en jouir.
- Jamais on ne pourra oublier le lieu d’un bel amour, le décor d’une joie profonde ou le contexte d’une tendresse. C’est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine.
- Il n’est pas de véritable amour qui ne soit une folie : «une folie manifeste et de toutes les folies la plus folle» s’écrie Bossuet.
- Est-ce cela, l’amour, cette chose dont les poètes, le théâtre, l’opéra exaltent les délices et les tourments et pour laquelle beaucoup d’amants sont prêts à mourir ? Cet extraordinaire frisson, puis plus rien ? Où est passée l’ivresse de ce matin ?
- La rancune montait en leur âme. Ah ! Ce n’était pas l’amour, seule raison valable d’un esclavage passager, mais l’aventure avec tous ses obstacles de chair et l’odieuse hostilité de la matière.
- Toutes mes contradictions viennent de ce qu’on ne peut aimer la vie plus que je ne l’aime, ni ressentir en même temps et d’une manière presque ininterrompue un sentiment d’inappartenance, d’exil et d’abandon.
- La culture, c’est le lieu où s’exerce l’activité humaine; mêmes émotions, mêmes angoisses, mêmes désirs, mais pas nécessairement pour les mêmes choses.
- À m’écouter vivre, il me semble que [l’amour] est mon seul sujet, mon seul embarras, ma seule terreur. Et peut-être mon seul dépit.
- Pour une femme qui n’est ni hollandaise, ni anglaise, ni belge, ni d’aucun pays marécageux, l’amour est un prétexte à la souffrance, un emploi des forces surabondantes de son imagination et de ses nerfs.
- Ce que j’ai appris de plus profond sur moi, c’était au gré d’une histoire d’amour : aucune formation intellectuelle, sociale, ne peut vous apporter ce que le fait d’accepter de tomber amoureuse vous apporte...
- Mais, de même que tout est mortel dans la nature, de même toute nature atteinte d’amour est mortellement atteinte de folie.
- L’amour tel que notre culture l’a façonné, s’avance entre deux abîmes : celui du désir errant et celui d’une volonté hypocrite de constance - caricature rigoriste de la fidélité.
- L’amour est comme la mer, qui vue superficiellement ou à la hâte, est accusée de monotonie par les âmes vulgaires. Tandis que certains êtres privilégiés passent leur vie à l’admirer en y trouvant sans cesse de changeants phénomènes qui les ravissent.