Je t’aime et tu feins de m’ignorer. Je veux croire que tu feins de m’ignorer ou plutôt non ta mimique est pleine d’allusions. La phrase la plus banale a des sous-entendus émouvants quand c’est toi qui m’adresses la parole.
Image : Je t’aime et tu feins de...

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- Exagérer est une manière d’admirer poliment... Vous permettez à votre interlocuteur de dire : C’est vrai... Et alors vous dites : C’est incroyable. D’abord vous ne pouvez pas le croire, et ensuite ça vous semble incroyable.
- Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n’y a pas de quoi, et on n’est pas là pour ça. Vos vies dans l’ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
- Le temps, ennemi implacable. La jalousie, mauvaise compagne. Toujours l’amour, mais avec des orages. Mon cur battait des chamades de plus en plus saccadées entre ses « je t’aime » hâtifs, ses « je dois raccrocher » fébriles, ses « je te rappelle » excédés.
- Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque.
- J’avais appris un compliment, et j’accourais pour célébrer ta fête, on y parlait de sentiment de tendre amour, d’ardeur parfaite; mais j’ai tout oublié, lorsque je suis venu, je t’aime est le seul mot que j’ai bien retenu …
- J’ai dit votre nom à voix basse Et pensé simplement : Tu es belle, tes yeux, ta bouche et ton visage sont beaux comme ton corps; Heureux celui qui t’aime et qui, la nuit, partage Le lit où tu t’endors !
- Ah ! Madame, reprit monsieur de Nemours, je ne saurais garder le silence que vous m’imposez : vous me faites trop d’injustice et vous me faites trop voir combien vous êtes éloignée d’être prévenue en ma faveur.
- Lorsqu’on a l’impression que l’être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
- Au delà des paroles et de la bienveillance Il existe des voies difficiles à cerner Faites de souvenirs, d’amour et de silence Et que bien des savants vous diront ignorer.
- Si vous dites : je vous aime, c’est déjà le langage que vous vous mettez à aimer, c’est donc déjà une forme de rupture et d’infidélité.
- Ainsi nous ne sommes rien, ni toi ni moi, auprès des paroles brûlantes qui pourraient aller de moi vers toi, imprimées sur un feuillet : car je n’aurai vécu que pour les écrire, et, s’il est vrai qu’elles s’adressent à toi, tu vivras d’avoir eu la force de les entendre.
- Les mots n’ont plus rien à nous dire; et tu veux des mots, des mots écrits. Laisse-moi me perdre dans ton regard, dans ton sourire, dans tous les souvenirs de mes yeux et de mon corps.
- Enfin je vous ai dit à quoi je vous engage : jouez bien votre rôle; et pour mon personnage, si vous apercevez que j’y manque d’un mot, dites absolument que je ne suis qu’un sot.
- Tu dis l’amour a son langage Et moi les mots ne servent à rien S’il te faut des phrases en otage Comme un sceau sur un parchemin.
- Mais écoutez-moi donc, sacrebleu ! Je vous prêche la patience, la modération, mille tonnerres ! Et vous ne m’écoutez pas, ventrebleu ! - C’est que vous prêchez... En jurant.