J’ai dit votre nom à voix basse Et pensé simplement : Tu es belle, tes yeux, ta bouche et ton visage sont beaux comme ton corps; Heureux celui qui t’aime et qui, la nuit, partage Le lit où tu t’endors !
Image : J’ai dit votre nom à voix...

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- Du temps jadis De mes voyages Dans tes yeux tendres et ton corps chaud De ces rivages J’ai dans la peau Ton doux visage Emergeant du flou de l’oubli.
- Je dirai pour l’instruction des biographes Que ton corsage avait quarante-deux agrafes, que dans tes bras toute la nuit j’étais inclus, que c’était le bon temps, que je ne quittais plus Ta chambre qu’embaumait un pot d’héliotrope.
- La beauté de ton visage s’en est allée Dans le vent mauvais du désamour Même si je vois encore l’ombre étoilée De ton corps nu dans le vestige du jour.
- Qu’importe ton passé, ma belle, et qu’importe, parbleu ! Le mien : Je t’aime d’un amour fidèle Et tu ne m’as fait que du bien.
- Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire... - C’est que voici le grand moment, - l’heure des yeux et du sourire, - le soir... Et que ce soir je t’aime... Infiniment !
- Je t’aime ingénument. Je t’aime pour te voir. Ta voix me sonne au coeur comme un chant dans le soir.
- Lorsque je me tins devant toi, tel un miroir limpide, tes yeux plongèrent dans les miens et contemplèrent ton image. Alors tu me dis : «Je t’aime. » Mais en vérité, tu t’aimais en moi.
- Dès que j’entends quelque chose de beau, je vous souhaite : vous avez part à tout ce que je pense; j’admire en moi, tous les jours, les effets naturels d’une extrême amitié...
- Vous avez été un éclair de ma nuit, et vous avez illuminé bien des endroits sombres de mon âme...
- Astre brillant de mon amour, ne t’es-tu donc levé que pour disparaître aussitôt, et me laisser dans une nuit profonde !
- Viens, mon adorable moitié, je t’attends, oui je te veux, tu es à moi, tu me le dis, ne dois-je pas le croire ? Viens donc dans les bras de celle qui t’adore, celle qui t’aime, et qui ne vit que pour toi.
- Je vous aime comme on aime le couchant ou le clair de lune, en souhaitant que dure ce moment, mais sans rien mettre de moi dans ce désir, à part la simple sensation de l’éprouver.
- Je t’aime comme un être au-dessus de ma vie, comme une antique aïeule aux prévoyants discours, comme une soeur craintive, à mes maux asservie, comme un dernier enfant, qu’on a dans ses vieux jours !
- J’avais appris un compliment, et j’accourais pour célébrer ta fête, on y parlait de sentiment de tendre amour, d’ardeur parfaite; mais j’ai tout oublié, lorsque je suis venu, je t’aime est le seul mot que j’ai bien retenu …
- Hélas ! Je n’oserais vous aimer, même en rêve ! C’est de si bas vers vous que mon regard se lève ! C’est de si haut sur moi que s’inclinent vos yeux !