Le temps, ennemi implacable. La jalousie, mauvaise compagne. Toujours l’amour, mais avec des orages. Mon cur battait des chamades de plus en plus saccadées entre ses « je t’aime » hâtifs, ses « je dois raccrocher » fébriles, ses « je te rappelle » excédés.
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- Doux et cruel tyran du printemps de la vie, amour, usurpateur de l’été de nos ans, bannis les froids dédains, la sombre jalousie, tu seras le premier de nos dieux bienfaisants.
- L’amour que nourrit la jalousie dure longtemps; si vous voulez le bannir, bannissez la défiance.
- Les fureurs de la jalousie déchirent alors un coeur trop sensible; c’est le plus grand tourment de l’amour; non pas de l’amour physique, mais de l’amour moral.
- Toi mon amour dans la tourmente Toi mon pôle où tourne le temps Je hisse mon âme écumante Dans l’ombre folle où je t’attends.
- Plus tu es loin de moi, et plus mon coeur a besoin de t’aimer, et de jouir de ta tendresse. Reviens-moi, tu me manques tant, je veux vivre au plus tôt ces instants qui te ramèneront dans mes bras.
- De mon pouvoir sur moi je viens de me convaincre, quand on se combat bien l’on est sûr de se vaincre. Mon coeur, où plus de feux viennent de s’allumer Renonce à votre coeur mais non à vous aimer.
- Mon amour ma clarté ma mouette mon long cours Depuis dix ans je t’aime et par toi recommence Me change et me défais m’accrois et me libère Mon amour mon pensif et mon rieur ombrage En t’aimant j’ouvre grand les portes de la vie.
- L’amour, une faim qui faisait trembler mon corps fragile, une convoitise qui soudain, au milieu de mes rires, me serrait le coeur, m’étouffait, l’amour, l’amour, je veux aimer, je t’aime.
- Le temps mit bientôt sur mon coeur ulcéré l’arnica de l’oubli. Un clou chasse l’autre, une femme aussi.
- Je vous aime comme un insensé; comme ni mon âge, ni une longue habitude de la vie; ni mon coeur froissé depuis longtemps par la douleur et fermé depuis longtemps à toute émotion profonde, ne devraient me permettre encore d’aimer...
- Mais où donc est l’amour ? Il vole. Trouvez la rime à ma déraison Et par les routes du paysage Ramenez-moi mon amant volage Qui prend les coeurs et perd ma raison. Je veux que mon voleur me vole.
- J’ai l’amour à fleur de coeur qui me fait souffrir sans trêve lorsque tu rêves paisiblement, toi mon tourment, toi ma douleur.
- A force de frayer Avec toutes nos paroles A force de voisiner Avec nos sombres passions A force de s’effriter Sur les corps de passage L’amour a-t-il perdu Innocence et plaisir ?
- Il y a plus atroce qu’un amour qui n’atteint pas son but : celui qui l’atteint trop vite.