Jouez bien votre rôle ; et pour mon personnage,
Si vous apercevez que j’y manque d’un mot,
Dites absolument que je ne suis qu’un sot.
Dramaturge, 1622-1673 Image : Pierre Mignard I, Domaine public, Wikimedia Commons Jouez bien votre rôle ; et pour mon personnage,
Si vous apercevez que j’y manque d’un mot,
Dites absolument que je ne suis qu’un sot.
Dramaturge, 1622-1673 Image : Pierre Mignard I, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
L’Étourdi ou les Contretemps (1654), acte II, scène 1, Mascarille
Le texte original diffère de quelques mots.
Dans l’esprit d’un chacun je le tue aujourd’hui, Et produis un fantôme enseveli pour lui.Jouez bien votre rôle; et pour mon personnage, Si vous apercevez que j’y manque d’un mot, Dites absolument que je ne suis qu’un sot.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Je suis mi-tout. Je suis mi-révo, mi-réac, mi-con, mi-pas-con. C’est mon personnage, je m’en sers pour ouvrir ma gueule sur les planches comme dans la vie courante.
Ton corps et sa grande raison, qui n’est je en parole mais je en action.
Je t’aime et tu feins de m’ignorer. Je veux croire que tu feins de m’ignorer ou plutôt non ta mimique est pleine d’allusions. La phrase la plus banale a des sous-entendus émouvants quand c’est toi qui m’adresses la parole.
Je suis une force qui va !
C’est ton fait de bien jouer le personnage qui t’est donné ; mais de le choisir, c’est le fait d’un autre.
Fais un effort pour sortir de toi-même ou au moins acquérir le vernis qui fasse oublier le milieu d’où je t’ai tiré… Tu n’imagines pas à quel point tu as besoin de te décrasser.
Si, à votre gré, je n’ai pas encore assez de talent, supposez que je sois mort, et tout à coup votre estime et mon talent seront au pair.
Oui, de ta suite, ô roi, de ta suite ! J’en suis !
Nuit et jour, en effet, pas à pas, je te suis.
Je suis obéissant ; je dois servir les hommes. Le courage me manque, et je m’y prends si mal ! Effacez-moi, je vous l’ai dit, d’un coup de gomme, o dédain du silex, ô mépris végétal !
Si quelquefois l’innocent badinage
Vient en riant égayer mon ouvrage,
Quand il le faut je suis très sérieux ;
Mais je voudrais n’être point ennuyeux.

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