Morts férus de morale votre tribu attend-elle toujours un tribunal ?
Écrivain, 1900-1945Morts férus de morale votre tribu attend-elle toujours un tribunal ?
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Source secondaire
Rrose Sélavy (1922), n° 7, p. 19
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Lorsqu’on condamne un rebelle à mort, c’est tout un clan qu’il faut savoir faire disparaître pour avoir la paix dans le pays.
Toujours le Ciel et Dieu quand on commet des crimes !
Condoléances aux proches des victimes. Même pas peur. United we stand, divided we fall.
Prends garde, quand tu ériges le talion en loi universelle, de n’avoir pas à le regretter la première. Car enfin, si un mort rachète un mort, ton tour est venu d’expier.
Pourquoi teindre l’autel du sang de tes victimes ? L’animal innocent doit-il pour toi mourir ? Sa mort n’efface pas tes crimes : Celui qui fait le mal doit lui-même périr.
À la mort, les criminels restent sous leur propre justice ; les sages sont sous la justice de Dieu ; et les réconciliés sont sous sa miséricorde.
Le Coryphée :
La justice protège ceux qui combattent pour elle. Le Roi :
Oui, si dès le début elle a été de votre côté.
Quand le crime d’Etat se mêle au sacrilège,
Le sang ni l’amitié n’ont plus de privilège.
L’opinion, c’est la justice !
Plutôt qu’ébranler la justice par la force qui fait haïr, mieux vaut se refuser une victoire décriée. On goûte un triomphe d’une heure, mais bientôt il se fane et fait la honte d’un foyer.

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