Toujours le Ciel et Dieu quand on commet des crimes !
Écrivain, 1764-1811Toujours le Ciel et Dieu quand on commet des crimes !
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Source vérifiée
Fénelon, ou, Les religieuses de Cambrai
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C’est un crime public que d’agir comme si Dieu n’existait pas.
Punissez-vous vous-même, afin que la justice / De Dieu, qui est plus grand, vos fautes ne punisse.
Dieu punit, l’homme se venge.
À la mort, les criminels restent sous leur propre justice ; les sages sont sous la justice de Dieu ; et les réconciliés sont sous sa miséricorde.
Si vous avez la témérité de pécher, mesurez auparavant les forces que vous aurez pour supporter le feu de l’enfer et les châtiments de Dieu.
Le châtiment de l’incroyant, ce sera peut-être le pardon de Dieu.
Il se peut qu’un grand criminel, dans une fureur exaltée, s’extasie sur son courage et sur son succès ; mais le mal ne monte que pour tomber plus bas et de plus haut.
Jusqu’à la fin des temps, le meurtre engendrera le meurtre, toujours au nom du Droit, de la Justice, de l’Honneur et de la Paix, jusqu’à ce qu’enfin la soif des Dieux soit rassasiée et qu’ils créent alors une race qui comprenne.
Il est de la justice de prendre vengeance d’un crime ; mais c’est une vertu de ne pas se venger.
C’est ainsi que, de nous disposant à son gré, L’amour sait de nos cœurs s’emparer par degré ; Et, d’appâts en appâts conduisant la victime, Il la fait à la fin passer de crime en crime.

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