Bébé Cadum, ou plutôt le Cristi, puisqu’il faut, à notre époque, l’appeler par son nom, avait trente-trois ans. La barbe eût donné à son visage un aspect sinistre sans le sourire enfantin que dessinaient ses lèvres.
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- Déconcerté par le sourire complice et le clignement d’oeil qu’Antoine lui décochait, il hésita une seconde.
- Charmées par mon sourire, ce petit morceau déjà visible de mon squelette.
- Et je lui souris. Pas le sourire standard de l’hypermarché; le sourire que son fils m’a rendu, ce sourire qui chasse les peurs, les remords et les drames, qui réenchante le monde et détourne le malheur vers les méchants et les tristes. Mon sourire de fée.
- Un sourire, à peine, une silhouette, un filigrane dans une page barbouillée.
- M. De Cisy, enfant de grande famille et qui semblait une demoiselle, à la gentillesse de ses manières.
- On n’inocule guère avant l’âge de quatre ans; depuis cet âge jusqu’au terme ordinaire de la vie, la petite vérole naturelle détruit, selon les inoculateurs, entre la septième et la huitième partie du genre humain.
- Le goût de son rouge à lèvres rappelait quelque chose de l’enfance, de la pâte à modeler ou des bonbons à trois sous.
- La tendresse, c’est quand pour la première fois le petit enfant prononce le mot papa ou maman.
- La mémé qui persistait à le traiter en enfant, s’il faisait l’éloge de quelque beauté campagnarde, secouait la tête avec une fausse colère et disait pour lui, victor et Marceau à la fois : «De ces putaniers ! ».
- Alors commença l’intimité enfantine et charmante des niaiseries d’amour, des petits mots bêtes et délicieux, le baptême avec des noms mignards de tous les détours et contours et replis de leurs corps où se plaisaient leurs bouches.
- J’avais basculé d’un coup du royaume de la solitude dans celui de l’amour et je trouvais curieux d’avoir le même visage, le même nom, le même âge.
- Le sourire sur les lèvres du vieillard, ainsi que les rayons du soleil couchant, pénètre l’âme d’une émotion douce et triste : c’est encore un rayon, c’est encore un sourire, mais ils peuvent être les derniers.
- Un soupir est un reproche au présent, un sourire au passé.
- Sa tête est devenue un globe de sang où, dans l’oeil gauche, rit la mort songeuse. Des avalanches au visage, des cratères mieux que fous, pis que hasardeux. Mutilation des traits, énucléation...
- Il a quelque chose de singulièrement actuel (par rapport au temps) dans un beau sourire, quoique certaines personnes ne puissent voir des dents sans penser à la mort.