Un soupir est un reproche au présent, un sourire au passé.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Un soupir est un reproche au présent, un sourire au passé.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
L’avenir est liquide Le passé est solide. Le chagrin est une carpe Le bonheur une anguille.
C’est une erreur de la méchanceté humaine de louer toujours le passé et de dédaigner le présent.
Ne plus sourire que d’une lèvre.
Le sourire sur les lèvres du vieillard, ainsi que les rayons du soleil couchant, pénètre l’âme d’une émotion douce et triste : c’est encore un rayon, c’est encore un sourire, mais ils peuvent être les derniers.
Arrive-t-il un moment de la vie où le bonheur est passé, où l’on n’attend plus rien ? Est-ce cela que vieillir ? Lorsque aujourd’hui ne parle que d’hier, quand le présent n’est plus qu’un trait de nostalgie que l’on cache pudiquement par des éclats de rire ?
Heureux qui jusqu’en son vieil âge ignore le goût du malheur !
L’instant de jouir passe et ne revient plus ; celui de mal faire passe et revient sans cesse : on s’oub_ie un moment, et l’on est perdu.
Et quelquefois la durée du bien cause l’ennui ou le dégoût, au lieu que celle du mal diminue la tristesse. Enfin, du bien passé vient le regret, qui est une espèce de tristesse, et du mal passé vient l’allégresse, qui est une espèce de joie.
La relation au passé n’est pertinente que si le présent la reconnaît comme telle.
Juger, c’est comprendre à un instant T ; la bonne sentence d’hier serait aujourd’hui déplacée, la juste peine d’aujourd’hui sera ridicule demain.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.