C’est une erreur de la méchanceté humaine de louer toujours le passé et de dédaigner le présent.
55-120Source : Dialogue des orateurs, XVIII
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
C’est une erreur de la méchanceté humaine de louer toujours le passé et de dédaigner le présent.
55-120Source : Dialogue des orateurs, XVIII
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L’erreur qui l’abuse et le trouble est de confondre les temps et de se reprocher souvent comme un sentiment actuel ce qui n’est que l’effet d’un souvenir trop tendre.
À l’ulcère du monde, il y a une grande cause générale. Vous l’avez nommée : c’est l’asservissement au passé, le préjugé séculaire, qui empêche de tout refaire proprement, selon la raison et la morale.
Il faudrait rendre au passé sa véritable vocation, c’est-à-dire d’être oublié, et il cessera tout de suite d’exercer une quelconque influence nocive sur notre vie présente.
Ceux qui ne peuvent pas se rappeler le passé sont condamnés à le répéter.
Quoi qu’on fasse, notre conscience nous trouve. Le passé refait toujours surface.
Si l’on veut retrouver sa jeunesse, il suffit d’en répéter les erreurs.
Le passé était irréversible. À ucun pardon ne pourrait défaire ce qui avait été.
Renier son passé, c’est se tronquer. L’assumer en le dépassant fait du destin une destinée.
O misère de nous ! Notre vie est si vaine qu’elle n’est qu’un reflet de notre mémoire.
On ne perd pas sans regret même ses pires habitudes. Qui sait ? Ce sont peut-être celles qu’on regrette le plus.

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