Le goût de son rouge à lèvres rappelait quelque chose de l’enfance, de la pâte à modeler ou des bonbons à trois sous.
Source : La Lettre de Newton (1998)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Le goût de son rouge à lèvres rappelait quelque chose de l’enfance, de la pâte à modeler ou des bonbons à trois sous.
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Alors commença l’intimité enfantine et charmante des niaiseries d’amour, des petits mots bêtes et délicieux, le baptême avec des noms mignards de tous les détours et contours et replis de leurs corps où se plaisaient leurs bouches.
Le goût mûrit aux dépens du bonheur.
Sur la fadeur de la nourriture de base, viennent se poser les saveurs éclatantes des épices, comme autant de couleurs vives sur une page blanche.
Sous le charme du parfum, mais sans s’en rendre compte, les gens changeaient de physionomie, d’attitude, de sentiments.
Le privilège de l’enfance pour qui la beauté, le luxe, le bonheur sont des choses qui se mangent.
Avec les baisers profonds et les caresses de la langue, nous revenons à notre lointain passé, à la nourriture transmise de bouche à bouche.
Pour que les lèvres soient naturellement roses, je mets du rouge à lèvres, je l’essuie, puis j’applique un brillant transparent.
Les compliments sont des bonbons dont les femmes raffolent toute leur vie ; jeunes, pour les croquer à pleines dents ; vieilles, pour les faire fondre doucement entre leurs dents.
Jean-Hugues Anglade : Ah, jeune gland usagé.
J’ai passé les quatorze premières années de ma vie à croire que mes looks étaient hideux. L’adolescence est douloureuse pour tout le monde, je sais, mais la mienne était complètement bizarre.

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