Le privilège de l’enfance pour qui la beauté, le luxe, le bonheur sont des choses qui se mangent.
Écrivaine, 1908-1986 Image : Moshe Milner, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Le privilège de l’enfance pour qui la beauté, le luxe, le bonheur sont des choses qui se mangent.
Écrivaine, 1908-1986 Image : Moshe Milner, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Mémoires d'une jeune fille rangée
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
L’enfance est consacrée Aux doux jeux ; la jeunesse à l’amour est livrée, et l’âge mûr au soin d’établir sa maison. Croyez-moi, le bonheur est de toute saison.
Ce ne sont pas les richesses qui font le bonheur, mais l’usage qu’on en fait.
Je tiens pour principes certains du bonheur qu’il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune.
À ceux qui ne connaissent pas le bonheur, la nature dans ces moments généreux leur en apporte avec les odeurs des bois et les cris des oiseaux, avec les chants du feuillage et toutes ces choses où palpite l’enfance.
Ainsi que le premier homme, l’heureuse enfance trouve un paradis au seuil de la vie.
Notre cœur s’emplit tant de plaisir devant la beauté et le bonheur des enfants qu’il en devient trop grand pour tenir dans notre corps.
Ce qui fait la vraie valeur d’un être humain, c’est de s’être délivré de son petit moi.
Les seuls biens dont les gens ont besoin de nos jours sont sans doute la nourriture et le bonheur.
À côté de la beauté, l’esprit et le cœur font toujours l’effet de parents pauvres.
La jeunesse a cela de beau qu’elle peut admirer sans comprendre.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.