L’art moderne est - dans la mesure où il vaut quelque chose - un retour à l’enfance. Son thème éternel est la découverte des choses, découverte qui ne peut se produire, sous sa forme la plus pure, que dans le souvenir de l’enfance.
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- L’art n’est pas d’arriver avec des idées neuves mais d’interpréter ces idées qui nous entourent depuis toujours.
- L’art est une évasion de la réalité.
- On n’enseigne pas à réussir. Réussir est un art; comme tous les arts, il suppose des dons. On apprend une technique; on n’apprend pas à être un grand peintre.
- La découverte de l’art, comme toute conversion, est la rupture d’une relation antérieure entre un homme et le monde.
- La liberté et le progrès sont le but dans l’art, comme dans la vie tout entière. Si nous ne sommes pas aussi solides que les maîtres anciens, le raffinement de la civilisation a du moins élargi bien des choses.
- L’art est fait d’un détail bien choisi, qu’il soit pure imagination ou qu’il distille la réalité.
- L’art est une manière de posséder le destin.
- Le vrai but de l’art n’est pas de créer de beaux objets : c’est une méthode de réflexion, un moyen d’appréhender l’univers et d’y trouver sa place.
- Mais l’enfance n’est ni nostalgie, ni terreur, ni paradis perdu, ni Toison d’Or, mais peut-être horizon, point de départ, coordonnées à partir desquelles les axes de ma vie pourront trouver leur sens.
- La valeur réelle de l’art est en fonction de son pouvoir de révélation libératrice.
- La plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le côté mystérieux de la vie. C’est le sentiment profond qui se trouve au berceau de l’art et de la science véritable.
- L’art prend différentes formes... Mais il représente quelque chose de fondamental en nous tous - notre histoire.
- La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. Il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien.
- L’Art est d’abord magique, puis religieux; au seizième siècle de notre ère, il renaît égocentrique; quatre cents ans plus tard il se fait peur sur les bords du néant; finalement il se jette tout entier dans les bras du marketing.
- On ne peut pas dire d’une oeuvre d’art qu’elle soit inutile; elle est un moyen de communication entre celui qui l’a crée et celui qui l’admire; elle répond donc au besoin humain le plus spécifique : mettre en commun.