Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres : le verbe «aimer»... Le verbe «rêver»...
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- La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas, mais si je m’offre ou non le bonheur d’être lecteur.
- Quand un élève vous dit qu’il n’aime pas lire, il ne sait pas ce qu’il dit. Si vous le croyez, il est foutu et vous aussi comme professeur.
- Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilate le temps de vivre.
- Je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mon sens.
- Ecrivez sur vos portes ce sage et vieux dicton : «Soyez audacieux, soyez audacieux», et partout «Soyez audacieux, mais pas trop audacieux ! ».
- Les sots admirent tout dans un auteur estimé. Je ne lis que pour moi; je n’aime que ce qui est à mon usage.
- Il n’y a rien, madame, qui marque davantage qu’on a de l’esprit, que de croire n’en pas avoir, et il est de la nature de ce bien-là, que plus on en a, plus on croit en manquer.
- Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte.
- À force de lire on finit par comprendre qu’à force de lire on finit par comprendre.
- Dire aux gens ce qu’il faut lire est en général inutile ou nuisible, car la véritable appréciation de la littérature est une question de tempérament et ne s’enseigne pas.
- Il est absurde d’avoir une règle rigoureuse sur ce qu’on doit lire ou pas. Plus de la moitié de la culture intellectuelle moderne dépend de ce qu’on ne devrait pas lire.
- L’ingéniosité en amour, c’est comme la poésie en littérature. On peut s’en passer, mais c’est dommage.
- Aimer la littérature, c’est être persuadé qu’il y a toujours une phrase écrite qui nous redonnera le goût de vivre.
- C’est dans l’irrégularité, la clandestinité, le cambriolage que le plaisir est intense; pas dans la préméditation.
- Ce vice littéraire qui consiste à se forcer à aimer ce qu’on se croit obligé d’admirer.