La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas, mais si je m’offre ou non le bonheur d’être lecteur.
Image : La question n’est pas de savoir...

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- Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres : le verbe «aimer»... Le verbe «rêver»...
- Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilate le temps de vivre.
- Piètre mémoire, présence chancelante au monde, qui m’interdit de témoignage. D’où mon appétit de romancier, sans doute : l’imagination affamée de souvenirs s’acharne à recomposer la vie sur esquisses.
- Le meilleur moyen d’apprendre, c’est la contagion du bonheur que procure la lecture.
- Ne pas avoir le temps de se poser de questions est peut-être un gage de bonheur.
- Je me disais que, tant qu’il y aurait des livres, le bonheur m’était garanti.
- Au fond, tout vrai lecteur est également bibliophile. Car qui sait accueillir un livre et l’aimer de tout son coeur souhaitera aussi le faire sien, le relire, le posséder et le savoir toujours à portée de main.
- Une grande époque littéraire tient à l’accord des lecteurs et des meilleurs écrivains de leur pays.
- Le texte théâtral, s’il doit pouvoir être joué, doit aussi pouvoir être lu. Il faut retrouver le plaisir de la lecture au théâtre.
- Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.
- Lire n’est pas nécessaire pour le corps (cela peut même se révéler nocif), seul l’oxygène l’est. Mais un bon livre oxygène l’esprit.
- Toute ma vie, mon activité préférée était la lecture. Ce n’est pas le passe-temps le plus social.
- Je me demande si la jeunesse moderne qu’on bouscule et qu’on décourage en lui répétant qu’il n’y aura pas de lendemain connaît encore cet acharnement à lire que nous eûmes, à aimer tomber malade pour lire.
- Si vous ne voulez pas qu’on vous oublie, le jour où vous serez mort et pourri, écrivez des choses qui valent la peine d’être lues ou faites, des choses qui valent la peine d’être écrites.
- À force de lire on finit par comprendre qu’à force de lire on finit par comprendre.