Ne pas avoir le temps de se poser de questions est peut-être un gage de bonheur.
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Il y a des moments dans la vie où le plaisir de dire non dépasse toutes les ambitions et toutes les fortunes.
Mieux vaut battre en retraite devant une question embarrassante. Celui qui l’a posée est toujours le premier à y répondre.
Il ne faut pas perdre son temps avec ceux qui croient qu’il suffit de se compliquer la vie pour la rendre intéressante.
Que pouvons-nous demander de plus que d’être heureux un instant ?
C’est étrange, les gens n’osent pas parler de bonheur à celui qui vient d’avoir un grand malheur.
Le problème n’est plus d’amener les gens à s’exprimer mais de fournir des petits moments de solitude et de silence dans lesquels ils peuvent trouver quelque chose à dire.
Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d’inquiétude qui n’est pas vulgaire, et auquel l’esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
Croire ou ne pas croire, cela n’a aucune importance. Ce qui est intéressant, c’est de se poser de plus en plus de questions.
Pour ne pas devenir très malheureux, le moyen le plus certain est de ne pas demander à être très heureux.
Vivre, n’est-ce pas toujours se remettre en question ?

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