C’est étrange, les gens n’osent pas parler de bonheur à celui qui vient d’avoir un grand malheur.

C’est étrange, les gens n’osent pas parler de bonheur à celui qui vient d’avoir un grand malheur.

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Veuf
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Se faire regretter. Peu de gens ont ce bonheur.
Il n’y a pas de vrai bonheur sans qu’il s’y mêle un petit peu le sens du malheur…
Quand on ne trouve pas son bonheur avec les autres, c’est qu’on ne l’a pas en soi.
Le problème que pose le bonheur est déroutant : rares, extrêmement rares sont ceux qui le désirent. On aime plus à se raconter ses malheurs et à capter par ce récit l’oreille d’autrui qu’à taire sa joie, et à y demeurer isolé.
Le bonheur ne nous arrive pas parce que nous nous plaignons des malheurs de la vie.
Il n’est pas dans le cœur humain de se mettre à la place des gens qui sont plus heureux que nous, mais seulement de ceux qui sont plus à plaindre.
Les heureux… Font des heureux ! Tandis que les malheureux ne font, hélas, le bonheur de personne.
Il est difficile de ne pas se croire supérieur, lorsqu’on souffre davantage, et la vue des gens heureux donne la nausée du bonheur.
Les gens ne comprennent pas ce qu’est le bonheur, alors ils ont une idée de ce qui les rendra heureux, mais ce n’est jamais le cas.
Aujourd’hui, le seul scandale c’est le bonheur. Mais, silencieusement et sûrement, l’indifférence heureuse répond au mépris facile grimaçant.

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