Il n’est pas dans le cœur humain de se mettre à la place des gens qui sont plus heureux que nous, mais seulement de ceux qui sont plus à plaindre.
Écrivain · 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour · Domaine public · Wikimedia Commons Il n’est pas dans le cœur humain de se mettre à la place des gens qui sont plus heureux que nous, mais seulement de ceux qui sont plus à plaindre.
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Source vérifiée
Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Il est difficile de ne pas se croire supérieur, lorsqu’on souffre davantage, et la vue des gens heureux donne la nausée du bonheur.
Le bonheur que les autres vous croient ajoute à notre détresse de savoir que nous ne sommes pas heureux.
On veut bien faire le bonheur des autres. Mais on n’aime guère – quoi qu’on dise – que ces mêmes autres se mêlent du nôtre.
Les heureux… Font des heureux ! Tandis que les malheureux ne font, hélas, le bonheur de personne.
Il y a toujours dans le bonheur, même des meilleures gens, un peu d’insolence aimable qui défie les autres d’en faire autant.
C’est étrange, les gens n’osent pas parler de bonheur à celui qui vient d’avoir un grand malheur.
Moins notre bonheur est dans la dépendance des autres, et plus il nous est aisé d’être heureux.
L’estimation du bonheur est moins l’affaire de la raison que du sentiment.
Se faire regretter. Peu de gens ont ce bonheur.
Il ne suffit pas à l’homme d’être heureux, il faut aussi que les autres ne le soient pas.

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