Nous nous tourmentons moins pour devenir heureux que pour faire croire que nous le sommes.
Écrivain · 1613-1680 Image : Théodore Chassériau · Domaine public · Wikimedia Commons Nous nous tourmentons moins pour devenir heureux que pour faire croire que nous le sommes.
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Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 539
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Ce n’est pas ce qui nous arrive qui importe, mais la façon dont nous y réagissons.
On s’en va parce qu’on a besoin de distraction, et l’on revient parce qu’on a besoin de bonheur.
Pour l’amour et la beauté et le bonheur il n’y a ni mort ni changement.
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
Le bonheur ne s’acquiert pas, il ne réside pas dans les apparences, chacun d’entre nous le construit à chaque instant de sa vie avec son cœur.
Ce que nous appelons bonheur consiste dans l’harmonie et la sérénité, dans la conscience d’un but, dans une orientation positive, convaincue et décidée de l’esprit, bref dans la paix de l’âme.
L’origine de toute joie en ce monde est la quête du bonheur d’autrui. L’origine de toute souffrance en ce monde est la quête de mon propre bonheur.
Le bonheur n’était-il donc que dans l’inconscience ?
Je veux dire, sans hésitation, le but de notre vie est le bonheur.
Il y a des gens qui n’ont ni droit ni raison d’être heureux, comme si le bonheur existait indépendamment de soi.

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