Le futur comme un mur où seraient projetées les images démesurément agrandies d’un présent sans espoir, la voilà la grande peur des mères !
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Chagrin d'école (2007)
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L’avenir d’un enfant est l’œuvre de sa mère.
La femme a peur de l’avenir. L’homme redoute le présent.
J’ai peur du passé, du présent, du futur, du passé simple, et du plus-que-parfait du subjonctif.
Devenir parent, c’est se découvrir un instinct féroce pour le mensonge. Pire que tout ce que vous pouviez imaginer. Se transformer en véritables machines à tromperies, voilà le destin qui nous attend.
L’approche de la mort terrifie, et si le nouveau-né avait conscience de l’approche de la vie, il serait tout aussi terrifié.
La peur nourrit l’imagination.
Lors d’une scène de ménage, 31% des femmes brandissent la menace de retourner chez leur mère.
Mais… C’est pas du tout une menace, ça. C’est un soulagement !
Ah, ces mères juives, toutes les mêmes ! Toujours à vouloir engraisser leur progéniture de peur qu’elle dépérisse.
Au plus intérieur, au plus secret de nous-mêmes, l’avenir est un vide que nous nous efforçons en vain de remplir à chaque instant. Car vivre c’est attendre.
Si nos mères n’étaient pas décevantes, nous ne recevrions rien de ce que, par surprise, offre la vie.

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