Le silence n’est que l’ombre que le langage porte. Comme la conscience n’est que la chambre d’écho du langage dans le résonateur du crâne.
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Le silence est l’aboutissement suprême du langage et de la conscience.
Le silence est comme une nudité de l’âme, qui s’est libérée de la parure des mots.
Ce qu’on écoute entre les sons, ce sont les silences qui servent à entendre les pensées. C’est la raison pour laquelle, dans la vie courante, nous avons peur du silence et nous le comblons sans cesse.
Le langage réalise, en brisant le silence, ce que le silence voulait et n’obtenait pas.
La parole est la menue monnaie du silence.
Le silence, cette paix totale qui arrive plus qu’on ne la provoque, qui concerne l’esprit plutôt que l’ouïe.
Le silence dans une conversation est l’indispensable place laissée à la libre interprétation.
Le silence est un argument mené par d’autres moyens.
Les misères de la vie enseignent l’art du silence.
Le silence est comme le vent : il attise les grands malentendus et n’éteint que les petits.

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