J’en suis venue à me rendre compte qu’il existe un énorme fossé entre comprendre un événement qui bouleverse votre vie et accepter sa terrible réalité.
Image : J’en suis venue à me rendre...

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- C’est ce qu’il y a de si tragique, chez plein de gens : ils oublient que la vie est quelque chose de très malléable, de très flexible; qu’au fond, c’est nous-mêmes qui choisissons nos limites et nos horizons.
- On dit que la peur est la plus fidèle compagne de tout être conscient, pas vrai ? La vie c’est avancer d’un pas hésitant, sans cesse torturé par une idée obsédante.
- Toute réalité est une désillusion.
- Les survivants se rappellent cette liste avec une telle émotion que la réalité se brouille. La liste, c’était le bien absolu. C’était la vie.
- Qu’un cauchemar ne finisse pas, il devient votre réalité, et il faut bien faire avec. Que votre vie s’achève, elle n’était qu’un songe, et il faut bien ne plus faire avec.
- La réalité est une question de perspective; plus vous remontez dans le passé, plus il semble concret et plausible mais, quand vous vous rapprochez du présent, cela semble inévitablement de plus en plus incroyable.
- D’une façon générale, je souffre plus que je ne pense, c’est une question de tempérament; et je crois qu’on comprend parfois mieux de cette façon-là.
- C’est à partir du jour où l’on peut concevoir un autre état de choses qu’une lumière neuve tombe sur nos peines et sur nos souffrances et que nous décidons qu’elles sont insupportables.
- Je suppose que c’est bel et bien une tragédie, parfois, de se sentir obligé d’être celui qu’on est.
- C’est une chose terrible de traverser la vie en pensant que vous avez un caillou de votre côté quand ce n’est pas le cas.
- Je me découvre un jour dans un monde où les choses font mal; un monde où l’on me réclame de me battre; un monde où il est toujours question d’anéantissement ou de victoire.
- Qu’est-ce que la tragédie ? C’est l’affirmation d’un lien horrible entre l’humanité et un destin plus grand que le destin humain.
- C’est un des mystères attachés à la condition humaine, et la définition de sa folie essentielle, que le domaine de l’inexistant ait presque toujours la part la plus belle par rapport au domaine de l’existant.
- Il me fallut encore un moment pour comprendre que mon histoire (malgré le silence glacial qui m’entourait) n’est pas du genre tragique, mais plutôt comique. Ce qui m’apporta une sorte de consolation.
- La vie me bouleverse comme un papier de soie si fin qu’un regard trop pesant parvient à déchirer. La vie me comble d’être aussi parfaitement menacée. Le déchirement me donne joie et rire.