J’en suis venue à me rendre compte qu’il existe un énorme fossé entre comprendre un événement qui bouleverse votre vie et accepter sa terrible réalité.

J’en suis venue à me rendre compte qu’il existe un énorme fossé entre comprendre un événement qui bouleverse votre vie et accepter sa terrible réalité.

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Quitter le monde
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Je suppose que c’est bel et bien une tragédie, parfois, de se sentir obligé d’être celui qu’on est.
Qu’est-ce que la tragédie ? C’est l’affirmation d’un lien horrible entre l’humanité et un destin plus grand que le destin humain.
C’est ce qu’il y a de si tragique, chez plein de gens : ils oublient que la vie est quelque chose de très malléable, de très flexible ; qu’au fond, c’est nous-mêmes qui choisissons nos limites et nos horizons.
Qu’un cauchemar ne finisse pas, il devient votre réalité, et il faut bien faire avec. Que votre vie s’achève, elle n’était qu’un songe, et il faut bien ne plus faire avec.
D’une façon générale, je souffre plus que je ne pense, c’est une question de tempérament ; et je crois qu’on comprend parfois mieux de cette façon-là.
C’est une chose terrible de traverser la vie en pensant que vous avez un caillou de votre côté quand ce n’est pas le cas.
Toute ma vie, je n’ai vu que des temps troublés, d’extrêmes déchirements dans la société, et d’immenses destructions ; j’ai pris part à ces troubles.
Une triste expérience me fait connaître que l’on fuit ceux à qui on a trop d’obligation.
C’est à partir du jour où l’on peut concevoir un autre état de choses qu’une lumière neuve tombe sur nos peines et sur nos souffrances et que nous décidons qu’elles sont insupportables.
La détresse et l’indigence du monde extérieur font que la plénitude de ton cœur devient aussi pour toi indigence et détresse.

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