L’amitié que la présence attiédit, que l’absence efface.
Écrivain, 1768-1848L’amitié que la présence attiédit, que l’absence efface.
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René (1802)
… elle avait quitté Paris quelques jours avant mon arrivée. Je lui écrivis que je comptais l’aller rejoindre; elle se hâta de me répondre pour me détourner de ce projet, sous prétexte qu’elle était incertaine du lieu où l’appelleraient ses affaires. Quelles tristes réflexions ne fis-je point alors surl’amitié, que la présence attiédit, que l’absence efface, qui ne résiste point au malheur, et encore moins à la prospérité!
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À force de négliger les marques de l’amitié, on en perd le sentiment.
L’amitié, c’est un de ces arbres où l’on s’appuie quand on est las dans le chemin.
L’amour finit quelquefois en amitié, l’amitié en solitude.
L’amitié disparaît où l’égalité cesse.
Ce qui rend les amitiés indissolubles et double leur charme, est un sentiment qui manque à l’amour, la certitude.
Il y a des sortes d’amitiés que l’absence et le temps ne finissent jamais.
Prompte amitié, repentir assuré.
Les déceptions de l’amitié se guérissent par l’indifférence ; celles de l’amour par l’oubli.
L’amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d’en partager le poids, et ouvre les portes de l’apaisement.
L’amitié est un amour qui se cache.

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